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Analyses sanguines : que disent vos résultats ?

Analyses sanguines

Il est important de savoir décoder les résultats des analyses sanguines pour mieux connaître son état de santé. À travers ces analyses médicales, il est possible de déterminer l’origine d’un quelconque trouble de l’organisme. Dans cet article, nous vous aidons à mieux comprendre votre bilan sanguin.

La numération formule sanguine NFS ou hémogramme

Globules rouges ou hématies

Elles contribuent au transport d’oxygène vers les organes et à l’élimination du gaz carbonique dans les poumons. L’analyse des hématies porte sur leur nombre, leur volume ou hématocrite et le nombre d’hémoglobines (confère la couleur rouge au sang).

On parle de VGM (Volume Globulaire Moyen) pour désigner la taille des globules rouges. S’il est trop faible, cela traduit une anémie ou une carence en fer. Par contre, s’il est trop élevé, cela désigne une macrocytose due à un déficit en vitamine B9/B12 ou un alcoolisme chronique.

En revanche, on parle de CGMH (Concentration Globulaire Moyenne en Hémoglobine) pour indiquer le nombre d’hémoglobines contenu dans 100 ml de sang. Une anémie ferriprive, due à un manque de fer, peut être confirmée grâce à la valeur de cette CGMH.

Globules blancs ou leucocytes

Ce sont les cellules de la défense immunitaire. Ils neutralisent les agents pathogènes. Le taux normal de leucocytes varie entre 4 000 et 10 000 par mm3. Ils regroupent différentes variétés de cellules.

  • Les polynucléaires neutrophiles : un taux bas ou « neutropénie » traduit la présence d’infection virale/parasitaire ou d’hyperthyroïdie. À l’inverse, un taux élevé (polynucléose ou neutrophilie) témoigne d’une corticothérapie, d’un traumatisme, d’infections bactériennes de type appendicite, sinusite, angine, ou alors d’une leucémie myéloïde.
  • Les éosinophiles : leur nombre augmente en cas d’infection parasitaire (comme les échinocoques ou les oxyures) ou de réactions allergiques.
  • Les basophiles : ils augmentent pendant une infection virale comme la varicelle ou une réaction allergique.
  • Les lymphocytes qui représentent 30 % des globules blancs. Si un déficit immunitaire est responsable de leur diminution, une infection bactérienne/virale (comme les oreillons ou l’hépatite), des troubles endocriniens ou des maladies auto-immunes entrainent leur augmentation.
  • Les monocytes : ils augmentent en présence de maladies inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, sarcoïdose ou maladie de Crohn) ou infectieuses chroniques (brucellose, syphilis ou tuberculose).

Plaquettes

Les plaquettes sont essentielles au processus de coagulation du sang. Normalement, le nombre de plaquettes varie entre 150 000 et 450 000/mm3. Une diminution de ce nombre peut être due à une infection virale, une carence en vitamine B12 ou la prise de certains médicaments… tandis qu’une augmentation peut être liée à des maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde ou la maladie inflammatoire de l’intestin, ou encore à une carence en fer. Ces perturbations peuvent augmenter les risques d’hémorragie ou provoquer l’apparition de thromboses (formation de caillots) qui peuvent occasionner l’obstruction veineuse, artérielle ou vasculaire.

La biochimie sanguine

La glycémie

Cela correspond au taux de sucre dans le sang. Si une hyperglycémie désigne une augmentation de la concentration de sucre dans le sang, une hypoglycémie correspond à une baisse de la concentration de sucre.

La glycémie à jeun

Pour diagnostiquer un diabète, la glycémie est toujours mesurée à jeun. La glycémie normale est entre 0,70 et 1,10 g/L. Si une glycémie 1,10 et 1,25 g/L indiquent un cas de prédiabète, une glycémie au-delà de 1,26 g/L indique un cas de diabète si le résultat est le même après deux mesures séparées par un intervalle de temps. Quant à la baisse de glycémie, cela traduit un cas d’hypoglycémie.

Biochimie rénale

L’urée

C’est une molécule issue de la dégradation de l’azote des protéines. Une augmentation de l’urée dans le sang peut être due à des lésions rénales, une alimentation trop riche en protéines, des efforts prolongés, un infarctus du myocarde… Quant à une diminution, elle peut provenir d’une malabsorption des protéines ou d’une grave maladie du foie, ce qui indique une carence en protéines.

Le débit de filtration glomérulaire par la formule CKD EPI

Cet examen permet d’évaluer la fonction rénale. En dessous de 60 ml/min, cela traduit une insuffisance rénale légère.

La créatinine

C’est un déchet métabolique issu de la dégradation de la créatinine des muscles. La concentration de cet élément dans le sang reflète une mauvaise épuration rénale.

Un taux élevé peut être lié à une insuffisance rénale, une déshydratation, une leucémie… En revanche, un taux bas peut s’expliquer par la présence d’une myopathie ou d’une maladie hépatique.

L’aspect du sérum

Physiologiquement, le sérum est limpide. Si ce dernier est lactescent ou opalescent, cela signifie un taux important ou faible de triglycérides qui sont une variété de graisse.

Lipides

Cholestérol total

Il s’agit de la somme de tous les types de cholestérol : le cholestérol HDL et le cholestérol LDL. Chez une personne normale, elle est en dessous de 2 g/L. Un taux trop élevé (hypercholestérolémie) peut augmenter les risques d’athérosclérose, de maladies vasculaires ou d’hypertension artérielle. Par contre, un taux trop bas (hypocholestérolémie) peut provoquer un état dépressif, une malabsorption du cholestérol ou une dénutrition.

HDL-cholestérol et rapport cholestérol total/HDL

Le cholestérol HDL (bon cholestérol) contribue au transport et à l’élimination du cholestérol des tissus dans le foie. Son taux normal est au-dessus de 0,4 g/L.

Quant au rapport cholestérol total/HDL, il sert à mesurer le risque cardiovasculaire. Il est important au-delà de 4 g/L.

LDL-cholestérol

Le cholestérol LDL (mauvais cholestérol) transporte le cholestérol du foie aux tissus. Il doit être inférieur à 1,6 g/L.

Triglycérides

Ce sont les lipides stockés dans les cellules adipeuses pour servir de réserve d’énergie. À partir de 2 g/L, le taux est considéré comme élevé. Cela peut être dû à une surconsommation d’alcool ou d’hydrate de carbone.

Ionogramme

Il s’agit d’un examen qui mesure les différents ions présents dans le sang.

Sodium sérique

Sa valeur normale à jeun varie entre 135 et 145 mEq/L. Un taux élevé résulte d’une perte importante d’eau ou d’une surcharge de sodium. Un taux bas résulte d’un manque d’apport de sodium, d’une hyperhydratation ou d’une insuffisance rénale.

Potassium sérique

À jeun, le taux normal varie entre 3,5 et 5 mmol/L. Une augmentation de cette concentration est due à une insuffisance rénale, une surcharge en potassium, une prise de médicaments anti-inflammatoires ou antihypertenseurs. Une baisse est due à une prise de médicaments diurétiques, de diarrhées ou de vomissements répétitifs.

Calcium

Sa valeur normale à jeun est comprise entre 90 et 100 mg/L. Un taux trop élevé peut faire suite à la ménopause, une hyperparathyroïdie ou une intoxication par la vitamine D. Un taux trop bas peut être la conséquence d’une carence en vitamine D, d’une hypoparathyroïdie, d’une insuffisance rénale chronique…

Le bilan inflammatoire sanguin

Vitesse de sédimentation ou VS

La VS mesure la quantité de sang coagulé au bout d’une ou deux heures. Grâce à cette valeur, il est possible de détecter différents types d’inflammations sanguines.

Protéine C réactive ou CRP

La CRP est produite par le foie et sa valeur doit être inférieure à 6 mg/L. Une hausse de la CRP est généralement due à des infections bactériennes (néonatales ou post-chirurgicales), des infections virales (VIH ou hépatites), le tabagisme, l’obésité et l’alcool.

Hémolyse du sérum

L’indice d’hémolyse a la particularité de s’exprimer en plus (+) qui va de 0 à ++++. Le taux normal est de 0. Au-delà de 0, cela signifie qu’il y a une concentration anormale d’hémoglobine dans le sang. Celle-ci peut être due à un état anémique, des infections parasitaires (comme les plasmodiums), un hémangiome du cervelet…

Antithrombine III

C’est une protéine qui prévient l’apparition des thromboses artérielles et veineuses lors du processus de coagulation. Sa valeur normale se situe entre 0,21 et 0,35 g/L. Une diminution traduit un syndrome néphrotique, un déficit génétique ou une insuffisance hépatique. Tandis qu’une augmentation est le signe d’une carence en vitamine K, d’une cholestase, d’une hépatite aiguë ou d’un traitement par pénicilline G. Ces perturbations augmentent les risques de maladie thromboembolique.

Le bilan sanguin hépatique

Il s’agit d’examens médicaux liés au foie.

Enzymologie (enzymes hépatiques)

Les transaminases ALAT et ASAT

L’alanine-aminotransférase (ALAT) et l’aspartate aminotransférase (ASAT) sont des enzymes qui agissent sur le métabolisme intracellulaire. Une surcharge pondérale, l’infarctus du myocarde ou encore les myopathies peuvent causer une hausse de ces valeurs, tout comme divers troubles hépatiques.

Les enzymes phosphatases PAL et GT

Ils se situent majoritairement dans les tissus de l’organisme : os, foie, reins… Leur valeur normale doit être comprise entre 30 et 100 Ul/L. En général, un accroissement de ce taux traduit une cholestase (obstruction des voies biliaires) ou dans de rares cas, certaines maladies hépatiques : cirrhose, tumeur, hépatite auto-immune… À l’inverse, une diminution peut traduire une insuffisance hépatocellulaire.

La bilirubine

C’est un pigment jaune produit de la dégradation de l’hémoglobine. Pour un organisme normal, sa concentration est inférieure à 17 µmol/L. L’augmentation de ce taux peut résulter de troubles hépatiques, d’un calcul, d’une tumeur… Une accumulation anormale peut engendrer un ictère (jaunisse).

Les Gamma GT et GGT

Ce sont des enzymes responsables du transport des acides aminés dans les cellules. Ce taux peut augmenter à cause d’un alcoolisme chronique, d’une cirrhose, d’hépatites virales… En revanche, le taux peut diminuer en cas de grossesse ou en cas de prise de médicaments hypolipémiants.

Le fer, la ferritine, la transferrine

Le fer contribue à la formation ainsi qu’au fonctionnement de l’hémoglobine. Il peut y être stocké en tant que ferritine, ou circuler dans le sang grâce à une protéine spécifique appelée « transferrine ».

Un excès de fer peut s’expliquer par des troubles hépatiques, une hémochromatose ou une hémosidérose. L’augmentation de la ferritine traduit une hyperthyroïdie, des états inflammatoires, une cirrhose du foie ou une anémie non-ferriprive. Et l’augmentation de la transferrine évoque notamment une carence en fer.

Par contre, un taux bas de fer est dû à des maladies chroniques, une malabsorption du fer ou une alimentation peu équilibrée. Une baisse de la ferritine est souvent expliquée par une anémie ferriprive, et une faible concentration de transferrine indique une baisse du taux de protéine dans le sang ou une maladie inflammatoire.

L’hormonologie

L’hormonologie appartient à la biochimie étudiant les anomalies liées aux hormones.

Thyroxine libre ou FT4

La FT4 est un composant biologique actif de la thyroxine (T4). Il est important de connaître son dosage, car 80 % des hormones thyroïdiennes sont constituées par la T4 totale (T4 et FT4). Déterminer le taux de FT4 permet de diagnostiquer divers troubles thyroïdiens.

Pour un adulte ayant un âge compris entre 20 et 65 ans, la valeur normale des FT4 doit être située entre 9,6 et 25,6 picomoles par litre. Ce taux est plus élevé chez les enfants et les nouveau-nés. Un taux inférieur à la normale peut être dû à une hypothyroïdie, une malnutrition ou un trouble alimentaire. En revanche, un taux élevé s’explique par une hyperthyroïdie, une hausse du taux de la TBG ou un excès d’iode.

Ces perturbations sont une source de perte de poids, de troubles du sommeil ou d’irritabilité accrue…

Thyréostimuline ou TSH ultra-sensible

La TSH est une hormone produite par l’hypophyse. C’est elle qui stimule la sécrétion des hormones thyroïdiennes (T3 et T4). Son taux normal chez l’adulte est de 0,4 à 4 mUl/L. Pendant la grossesse, le taux normal est de 2,5 mUl/L.

Un taux bas indique une surproduction de T3 et de T4, et peut être dû à des nodules thyroïdiens, une maladie de Basedow, un surdosage d’hormones thyroïdiennes… tandis qu’un taux élevé peut être lié à une thyroïdite d’Hashimoto, une tumeur hypophysaire, une prise de certains médicaments, comme le lithium… Une perturbation de la concentration des hormones thyroïdiennes peut entrainer des troubles cardiaques.

Avertissement : Les informations mentionnées dans cet article sont données à titre indicatif, elles ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical, ni engager notre responsabilité. Veuillez consulter votre médecin traitant pour une interprétation détaillée et plus précise de vos résultats d’analyses sanguines.

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