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Mycothérapie un complément de traitement pour le cancer

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Scrutée par l’ensemble de la sphère médicale, la mycothérapie n’en finit pas d’animer les congrès internationaux de médecine. Et pour cause ! Certains champignons constitueraient un espoir dans le traitement des cancers par immunothérapie. Mais qu’en est-il exactement ?

Mycothérapie, une thérapie ancestrale qui a fait ses preuves

La mycothérapie désigne la science qui étudie l’usage des champignons à des fins thérapeutiques. Reconnue en Chine dès 200 av. J.-C., il faudra attendre la découverte de la pénicilline en 1928 pour que l’Occident s’intéresse enfin aux champignons médicinaux.

Aujourd’hui, les principaux champignons de la pharmacopée chinoise font l’objet d’études scientifiques poussées. L’usage des champignons sous forme de compléments alimentaires est aussi de plus en plus répandu en Europe et dans le monde.

Certains champignons se démarquent par leurs propriétés immunomodulatrices et leur activité antitumorale majeure. On leur reconnaît également une influence dans la stimulation de cellules souches et de l’ensemble du tissu nerveux. En effet, de nombreux champignons basidiomycètes supérieurs contiennent des composés bioactifs prometteurs dans la lutte contre certains cancers, neuropathies périphériques, dégénérescence de la rétine ou maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, la science reconnaît le rôle de certains virus et bactéries dans l’installation de certains cancers. C’est le cas par exemple des papillomes à virus ou du virus d’Epstein Barr. Notons que la médecine traditionnelle chinoise recense près de 50 espèces de champignons capables de soutenir notre système immunitaire. Les champignons jouent un rôle dans la prévention de nombreuses infections et virus. Les différents principes actifs comme les bêtaglucan ou les terpénoïdes y sont pour beaucoup dans ce processus.

Les champignons médicinaux ont déjà fait leurs preuves pour leurs bienfaits et leurs propriétés anticancéreuses. C’est le cas du Tramète versicolore (queue de dinde), du lentinus edodes (Shiitake), du Ganoderma Lucidum (Reishi) ou du Grifola Frondosa (Maitake). L’enjeu de la science est de découvrir la manière dont ces champignons stoppent la croissance des tumeurs, à l’aide des polysaccharides reconnus pour leur activité pharmacologique.

Une branche de l’oncologie intégrative

L’oncologie intégrative consiste à soigner un malade du cancer en associant médecine conventionnelle et thérapies complémentaires. Ce concept fait échos à la volonté croissante des malades d’intégrer d’autres approches thérapeutiques dans le traitement de leur cancer.

Aujourd’hui en France, les thérapies complémentaires les plus sollicitées sont la phytothérapie, l’homéopathie, la sophrologie, la méditation, l’acupuncture et la pratique d’une activité physique régulière. L’oncologie intégrative repose sur une approche globale du malade, intégrant la santé du corps et de l’esprit.

L’oncologie intégrative préconise l’utilisation de soins complémentaires pour soutenir les symptômes physiques et émotionnels du cancer. Par conséquent, il s’agit de thérapies additionnelles et non invasives pour le malade accompagné. L’enjeu est de proposer un accompagnement personnalisé, fiable et efficace au patient. Les thérapies complémentaires sont aussi peu onéreuses et sécurisées. Elles ne se substituent jamais au traitement conventionnel mis en place (radiothérapie, chimiothérapie, traitements allopathiques, etc.).

Les champignons médicinaux s’intègrent aujourd’hui dans une démarche d’oncologie intégrative pour soutenir les patients dans le monde entier. Le potentiel thérapeutique de la mycothérapie vient aussi améliorer la qualité de vie des patients. La mycothérapie soutient la fonction immunitaire du malade et permet de limiter les effets indésirables des soins conventionnels.

Les effets du polysaccharide-K dans la lutte contre le cancer

Le polysaccharide-K (PSK) présent dans le Tramète versicolore ou queue de dinde t un n can est particulièrement convoité dans le traitement des cancers. Administré sous forme de thé ou de capsules, le PSK répare les effets secondaires des chimiothérapies sur nos cellules immunitaires. C’est notamment le cas chez les patients atteints d’un cancer de l’estomac. Les patients ayant reçu une chimiothérapie avec PSK montrent une espérance de vie plus longue que les autres malades.

Selon une autre étude, un produit à base de PSK augmenterait sensiblement le nombre de cellules anti-cancéreuses chez des femmes touchées par le cancer du sein. Des études épidémiologiques en Asie ont également prouvé qu’une consommation régulière de champignons participait à la prévention de cancer du sein et de cancer gastro-intestinaux.

Notons que des retours positifs s’observent également pour les cancers colorectaux et les cancers du poumon. Le PSK issu des champignons aurait une influence positive sur la fonction immunitaire du malade, son poids, son espérance de vie et son état de bien-être global.

À ce jour, les mécanismes des fonctions anti-cancéreuses des champignons sont toujours à l’étude, tout comme les interactions potentielles avec d’autres traitements. Toutefois, les pays asiatiques utilisent déjà les champignons médicinaux comme médicaments contre certaines tumeurs malignes. Outre les propriétés antitumorales, le champignon regrouperait plus de 130 fonctions médicinales, dont des effets antibactériens, cardiovasculaires, détoxifiants, antidiabétiques et hépatoprotecteurs.

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Avertissement : Les informations mentionnées dans cet article sont données à titre indicatif, elles ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical, ni engager notre responsabilité. Une persistance ou une aggravation des manifestations nécessitent de consulter rapidement son médecin traitant.

Sources : Massimiliano Berretta and Col. « Use of Complementary and Alternative Medicine (CAM) in cancer patients: An Italian multicenter survey » Oncocible. 2017 ; 8 : 24401-24414. https://doi.org/10.18632/oncotarget.14224

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29872510/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12436306/

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