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Vivre avec une douleur chronique

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La douleur représenterait aujourd’hui plus de deux tiers des consultations chez un médecin. Si elle reste au cœur de nombreuses études, les mécanismes de la douleur sont parfois complexes à comprendre et à traiter de manière optimale. A l’occasion de la journée mondiale contre la douleur, voici quelques outils efficaces pour soulager la douleur chronique au quotidien.

Comprendre les mécanismes de la douleur

Selon l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), la douleur se caractérise par une expérience émotionnelle et sensorielle jugée désagréable. Si la douleur repose sur une perception subjective du patient, elle est toujours reliée à la présence de lésions des tissus (réelles ou éventuelles).

Redoutée par les êtres sentients, la douleur est donc une perception toutefois utile pour protéger l’organisme. En effet, la douleur est un système d’alarme qui permet à l’organisme de réagir pour enrayer un danger. La douleur est alors une stimulation intense de nature chimique, nerveuse ou mécanique. Ce stimulus est à l’origine d’un mécanisme de transmission vers la moelle épinière, puis le cerveau à partir des terminaisons nerveuses.

On appelle aussi nocicepteurs les récepteurs de la douleur, localisés à différents endroits comme les viscères, la peau ou les muscles. Chaque nocicepteur se spécialise dans un type de douleur particulier. Un nocicepteur peut agir en effet sur différentes sensations comme la brûlure, la piqûre, la pression, etc.

Sous l’effet d’un danger potentiel, les nocicepteurs informent l’organisme par le biais d’impulsions électriques. Si une personne touche par inadvertance un plat brûlant, les nocicepteurs de la peau enchaînent une impulsion le long des fibres nerveuses jusqu’au cerveau. C’est ainsi que la perception de la brûlure, brutale et intense, incite la personne à dégager sa main du plat chaud.

Ce réflexe de dégagement s’active précisément lorsque l’information a franchi l’étape de la moelle épinière. Notons que les neurotransmetteurs comme le Gaba ou les endorphines jouent ici un rôle de modulateurs de la douleur.

La douleur : une question de subjectivité ?

La douleur correspond donc à un ressenti qui peut varier d’une personne à une autre. La sensation de douleur reste un phénomène subjectif, selon différents critères. Le contexte de vie de la personne en souffrance est également un élément de plus en plus pris en compte par les praticiens de santé aujourd’hui. En effet, l’intensité de la douleur dépend parfois du contexte socio-culturel, affectif, ethnologique ou religieux du malade.

Notons que l’imagerie cérébrale a montré un lien clair entre le ressenti de la douleur et nos différents centres des émotions.

Comment différencier douleur aiguë et douleur chronique ?

Une douleur aiguë est une douleur généralement passagère. Toutefois, on l’appelle douleur chronique lorsqu’elle est installée au-delà d’une durée de 3 mois. Dans le cadre d’une douleur chronique, la douleur ne joue plus son rôle habituel de signal d’alarme. Elle devient une maladie à part entière, ou associée à certaines pathologies d’ordre musculaire, neurologique ou articulaire.

On distingue 5 mécanismes physiopathologiques de la douleur. Il convient de les reconnaître et de les identifier pour parvenir à un diagnostic précis de la douleur.

La douleur inflammatoire

Elle se caractérise par un phénomène inflammatoire qui perdure dans le temps. C’est le cas par exemple des douleurs articulaires ou musculaires. Les fibres de la douleur trop souvent sollicitées engendrent alors une sensibilisation élargie à tout le système de la douleur. Il arrive que la douleur revienne de manière récurrente, même lorsque la cause en périphérie a été traitée.

La douleur neuropathique

La douleur neuropathique est engendrée par une atteinte du système nerveux central, périphérique ou de la moelle épinière. On la retrouve notamment après une amputation ou après un accident vasculaire cérébral. La lésion implique ici directement le système qui détecte la douleur. C’est pourquoi les douleurs neuropathiques sont aussi peu réceptives aux traitements antalgiques classiques.

La douleur mixte

Elle associe généralement une douleur inflammatoire à une douleur neuropathique. C’est le cas par exemple des lombosciatiques ou des douleurs faisant suite à une intervention chirurgicale.

La douleur nociplastique

Ce type de douleur provient d’une altération du système de détection de la douleur. En effet, la douleur nociceptive est défaillante alors qu’aucune lésion n’a été diagnostiquée. Difficile à appréhender, ce type de douleur est présent dans le cas des fibromyalgies, de certaines pathologies intestinales ou lors de migraines.

Quand la douleur devient chronique

Qui est concerné ?

Selon une étude menée auprès de 30 000 personnes, plus de 30 % des Français interrogés disent souffrir de douleurs chroniques.

Les douleurs neuropathiques concerneraient par exemple un grand nombre de personnes âgées évoluant en milieu rural ou ayant une profession manuelle. Certaines zones du corps sont aussi particulièrement touchées, comme le dos, les épaules, l’abdomen ou la tête. On associe généralement à cette douleur d’autres méfaits notoires, comme des insomnies ou des dépressions.

En mai 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté une nouvelle édition de la Classification internationale des maladies, la CIM-11. Cette nouvelle classification reconnaît la douleur chronique en deux catégories : les douleurs primaires et les douleurs secondaires.

L’entrée en vigueur de cette classification est prévue pour 2022.

La douleur chronique primaire

La douleur chronique primaire est abordée comme une maladie à part entière. Elle se manifeste par une invalidité accompagnée le plus souvent d’une détresse psychologique et émotionnelle forte. On distingue 5 sous-catégories :

  • Douleur chronique diffuse

Elle intègre les douleurs musculo-squelettiques diffuses. Elle a une durée de plus de 3 mois et est associée à une détresse émotionnelle forte. Le mécanisme de la douleur évoqué est la douleur nociplastique. C’est le cas de la fibromyalgie, par exemple.

  • Syndrome douloureux régional complexe ou SDRC

On parle ici d’une douleur relevant d’un traumatisme. Elle est reconnue pour être variable en durée et en intensité. C’est une douleur nociplastique qui s’observe après une entorse mineure ou suite à une opération chirurgicale.

  • Céphalées primaires ou douleurs chroniques orofaciales

La douleur se manifeste au moins 15 jours chaque mois et dure depuis 3 mois minimum. Elle survient généralement pendant plus de deux heures en continu en l’absence de traitement. On cite par exemple la migraine chronique ou le syndrome de la bouche brûlante.

  • Douleur chronique viscérale primaire

Cette douleur concerne principalement la zone thoracique, pelvienne ou abdominale. Elle dure aussi plus de 3 mois et intègre différentes maladies, comme la vessie douloureuse ou les troubles fonctionnels des intestins.

  • Douleur chronique musculosquelettique primaire

Il s’agit d’une douleur de type musculaire, osseuse ou articulaire qui dure depuis plus de 3 mois. Elle est associée à une allodynie (douleur provoquée par un stimulus) et/ou une hyperalgésie (sensibilité excessive). C’est le cas par exemple d’une cervicalgie ou d’une lombalgie chronique.

La douleur chronique secondaire 

On appelle douleur chronique secondaire une douleur associée à une maladie sous-jacente. Elle se distingue en 6 sous-catégories, comme :

  • la douleur liée aux cancers ;
  • la douleur post-traumatique ou post-chirurgicale ;
  • les douleurs neuropathiques ;
  • les céphalées ou douleurs orofaciales ;
  • la douleur viscérale ;
  • les douleurs musculo-squelettiques.

Comment vivre avec la douleur ?

Souffrir d’une maladie chronique a un impact sur différents aspects de notre vie. La douleur chronique impacte notre humeur, notre vitalité, notre relation aux autres ou notre capacité à faire des choses. Pour gagner en qualité de vie, de plus en plus de malades se tournent vers la pratique du mindflulness (ou méditation de pleine conscience).

L’enjeu est d’entraîner son esprit à se focaliser sur le moment présent. Pour y parvenir, le pratiquant se concentre sur différentes sensations du corps, comme sa respiration, ses émotions, ses pensées. Le mindfulness consiste aussi à accueillir ces différentes sensations sans les juger.

De nombreuses recherches ont été effectuées pour comprendre l’impact du mindfullness sur la réduction de la douleur. La méditation de pleine conscience a montré de nombreuses vertus, comme une autorégulation de la douleur chronique. Une étude menée au Québec a aussi prouvé que les personnes pratiquant le mindfullness avaient moins de douleurs que les malades qui ne pratiquaient jamais.

En effet, la méditation permet au cerveau de modifier la perception et le traitement de la douleur. De la même manière, la méditation de pleine conscience permet de réduire l’anxiété généralement associée à la douleur. Pour offrir des résultats dans le temps, le mindfulness doit être une pratique réalisée quotidiennement.

À lire aussi >>> La cohérence cardiaque : une méthode anti-stress efficace

D’autres stratégies d’autogestion de la douleur peuvent aider à supporter la douleur au quotidien. On cite par exemple :

La thérapie comportementale et cognitive ou TCC : elle offre des stratégies telles que l’auto-observation, l’établissement d’objectifs, l’activation équilibrée (pacing), l’augmentation des activités plaisantes,  l’entraînement à la relaxation progressive, la restructuration cognitive et la distraction (source : Williams et al.,2010) ;

la neurostimulation transcutanée ou TENS ;

la physiothérapie ;

l’acupuncture ;

l’aquabiking.

À lire aussi témoignage de Marie Robin-Ourdon >>> « Dénouer l’écharpe de la douleur »

Sources :

https://www.inserm.fr/dossier/douleur/

https://www.reseau-lcd.org/wp-content/uploads/2019/06/Classification-douleur-chronique.pptx.pdf

https://www.interclud-occitanie.fr/actualites-et-reglementation/actualites-douleur/eid/296/loms-inclut-la-douleur-chronique-dans-la-nouvelle-classification-internationale-des-maladies

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19073756/

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